Ouagadougou: rapper comme une blanche

Automne 2015.
Emeline part pour Ouagadougou dans le cadre du projet TILGRE, un programme qui a pour ambition de renforcer l’insertion professionnelle des jeunes artistes dans le secteur du théâtre.
Avec Tano Crapanzano et Sidiki Yougbare, une version de « Mademoiselle Frankenstein » de Thierry Debroux sera montée en moins de deux mois.

Tano Crapanzano, c’est l’autre comédien qui sera sur scène. Sidiki Yougbare, c’est le metteur en scène.
C’est lui décidera de clôturer la pièce en faisant chanter Emeline en français et en mòoré.
(Si tu es nassara comme moi tu ne connais pas le mòoré, alors je vais t’éclairer un peu : c’est une des langues parlées à Ouagadougou et au Burkina Faso.
On dit barka, cher auteur de l’article!
Ho, il n’y a pas de quoi, bisous.)
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Ils ont été accueillis pendant tout ce temps à l’Espace Culturel Gambidi. Ils ont aussi eu l’occasion de jouer la pièce lors du FITMO (Festival International de Théâtre et de Marionnette de Ouagadougou). L’occasion de rencontrer plein d’artistes venus du Burkina Faso, du Bénin, de Côté d’Ivoire… (Les copains, si vous lisez cet article, on vous envoie plein de bisous de Belgique!)

Et parmi les rencontres, il y a eu celle avec Jahib. Ayant entendu Emeline chanter pendant la pièce, il lui a proposé de participer à l’enregistrement d’un rap sur l’éducation.
Emeline, elle n’avais jamais rappé (sauf une fois au chalet) alors elle s’est prêté au jeu (parce qu’on n’a pas tous les jours l’honneur d’enregistrer un rap à Ouagadougou, surtout quand on est une nassara comme Emeline)

Ça a donné ça:

BOUMBOUMBOUM!