Swing et Swag, premier envol

Avril 2017, Bruxelles.

Dans un appartement, l’équipe – quasi complète – de Swing That Bird rencontre pour la première fois Émeline, sans son accordéon et au chant cette fois.

Leur mission? Enregistrer le soir même une version swing de « There Will Never be Another You ». Direction l’Institut SAE de Bruxelles!

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On ne va pas te mentir. Les studios, c’est stylé sur les photos. Il y a des micros partout, et des gens qui courent dans tous les sens essayer de capter l’instant musical suprême. Mais dans la vraie vie c’est aussi beaucoup d’attente, de café à 50 centimes, d’attente, de fauteuils moelleux, d’attente … et d’attente.

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Pour passer le temps, Martin ayant oublié ses baguettes (OUI, un batteur qui se promène sans ses baguettes,  C’EST UN DINGUE ET IL EST AVEC NOUS!), on a eu le temps de faire divers tests son avec le matos qui passait. Résultat: si vous tendez bien l’oreille et que vous avez un peu d’imagination, vous pourrez entendre sur l’enregistrement le son délicat de deux cuillères en bois!


Envie d’entendre le résultat? Patience, et rendez-vous sur Soundcloud dans peu de temps!
Et si vous voulez suivre les aventures du groupe, retrouvez toutes les informations à propos de Swing That Bird sur leur page facebook!

 

 

De Bruxelles à Belo Horizonte: la vie tient à 11 fils

Janvier 2017
Les Ateliers du Vaste Monde rencontrent la compagnie brésilienne Pigmalião escultura que mexe et participent à un stage de construction de marionnettes à fils.
La technique de construction consiste en la création d’un corps dont l’armature sera faite en bois. À l’aide de papier millimétré, un projet précis sera dessiné. Il servira de base pour la création des patrons et définira la forme de chaque pièce. Se greffera à cette armature une mousse taillée, qui donnera le volume à chacun des membres du corps.


La sculpture du visage se fera en terre et sera ensuite moulée dans du plâtre. C’est ce moule qui accueillera différentes couches de latex, tissus et mousse expansive pour obtenir finalement la tête. On y ajoutera des yeux et des cheveux naturels. Et un prénom: Léonie.


Une fois les différents membres assemblés, le corps sera recouvert de tissu enduit de latex pour former la peau de la marionnette. Le tout sera ensuite peint

En français, on appelle ensecret ou ensecrètement la technique qui permet de relier la marionnette à son contrôle à l’aide de fils. Parce qu’il ne garde pas jalousement ses secrets Eduardo, maître du stage, parle d’accordage. (C‘est un musicien dans l’âme!)
C’est le moment où la marionnette peut prendre vie.
Bienvenue, Léonie!

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Et merci aux Ateliers de la Générale pour leur scie sauteuse!

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Résidence d’écriture à Flobecq

Hiver 2016. Émeline Tout Court part pour une résidence d’écriture dans le village de Flobecq, en Belgique.

Le lieu, la maison des arts du Pays des Collines, accueille régulièrement des artistes de tous les horizons. S’y sont succédé circassiens, comédiens, musiciens, danseurs, pour créer, répeter ou jouer. Émeline s’est donc ajouté à leurs rangs, avec son accordéon et ses histoires.

Enfermée, entre son ordinateur, ses carnets de notes et son accordéon, elle a tenté d’écrire de nouvelles chansons se disant que, peut-être, elle pourrait vous enregistrer un petit cd sympa pour l’été.

De retour à Bruxelles, elle a enregistré une petite maquette chez Piston Captation, avec Blu jongleur de fréquences et musicien de talent.

On ne va pas tout mettre en ligne, parce que l’accordéon est un peu désaccordé (oui, c’est possible) et ça peut titiller auriculairement les plus sensibles d’entre vous.
En partie, ça donné ça:

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Live radio de Emeline avec ZONE INCONNUE

Le 4 septembre 2015, Emeline jouait en direct de la scène « Cabaret » au Festival Tour de Samme. L’occasion de raconter des bêtises derrière un micro et de chiller avec des animateurs radio dans une ambiance décontractée.
Qui a dit « boire des bières? »

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Vous pouvez écouter l’émission en entier ou n’écouter que l’interview d’Emeline à 27:47!

Ouagadougou: rapper comme une blanche

Automne 2015.
Emeline part pour Ouagadougou dans le cadre du projet TILGRE, un programme qui a pour ambition de renforcer l’insertion professionnelle des jeunes artistes dans le secteur du théâtre.
Avec Tano Crapanzano et Sidiki Yougbare, une version de « Mademoiselle Frankenstein » de Thierry Debroux sera montée en moins de deux mois.

Tano Crapanzano, c’est l’autre comédien qui sera sur scène. Sidiki Yougbare, c’est le metteur en scène.
C’est lui décidera de clôturer la pièce en faisant chanter Emeline en français et en mòoré.
(Si tu es nassara comme moi tu ne connais pas le mòoré, alors je vais t’éclairer un peu : c’est une des langues parlées à Ouagadougou et au Burkina Faso.
On dit barka, cher auteur de l’article!
Ho, il n’y a pas de quoi, bisous.)
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Ils ont été accueillis pendant tout ce temps à l’Espace Culturel Gambidi. Ils ont aussi eu l’occasion de jouer la pièce lors du FITMO (Festival International de Théâtre et de Marionnette de Ouagadougou). L’occasion de rencontrer plein d’artistes venus du Burkina Faso, du Bénin, de Côté d’Ivoire… (Les copains, si vous lisez cet article, on vous envoie plein de bisous de Belgique!)

Et parmi les rencontres, il y a eu celle avec Jahib. Ayant entendu Emeline chanter pendant la pièce, il lui a proposé de participer à l’enregistrement d’un rap sur l’éducation.
Emeline, elle n’avais jamais rappé (sauf une fois au chalet) alors elle s’est prêté au jeu (parce qu’on n’a pas tous les jours l’honneur d’enregistrer un rap à Ouagadougou, surtout quand on est une nassara comme Emeline)

Ça a donné ça:

BOUMBOUMBOUM!

Charleville-Mézières: Magie et marionnettes

Eté 2016. Les Ateliers du Vaste Monde suivent le stage « Manipulation visible et Invisible » organisé à l’Institut International de la Marionnette avec les Anges au Plafond.

L’occasion de croiser deux arts frères: la magie et la marionnettes.
De ces trois semaines de travail est née une petite forme marionnettique d’une dizaine de minutes mettant en scène trois manipulatrices qui construisent une marionnette à taille humaine à partir d’un tas de feuilles de papier kraft. Peu à peu, elles perdent le contrôle de leur marionnette et celle-ci finit par quitter la scène seule, sous le regard de ses créatrices.

Tu as bien lu. La marionnette part toute seule. Elle quitte la scène. Elle se casse. C’est de la magie et c’est trop beau.
Ça a été l’occasion pour les Ateliers du vaste Monde de se former à quelques techniques de la magie auprès de Brice Berthoud. Et de faire naitre une envie: celle de peut-être un jour ALLER à POUDLARD. Ou bien en formation de « magie nouvelle » en France, si d’aventure les ateliers ne reçoivent pas le ticket pour l’express voie 9 3/4

Ce stage à Charleville a aussi été l’occasion de travailler la manipulation de marionnettes type « bunraku ». Retrouvez ici un extrait de notre travail

Palerme: les marionnettes siciliennes

Automne 2016. Les Ateliers du Vaste Monde accompagnent le Théâtre royal de Toone pour le festival di Morgana au Muséo Antonio Pasqualino.
L’occasion de comparer les marionnettes siciliennes au marionnettes à tringle bruxelloises. On pourrait vous faire ici une explication détaillée des différences, autant en ce qui concerne le fabrication que la manipulation, mais on préfère vous montrer une belle photo de la salle remplie de public. Et si, d’aventure, un cours détaillé sur les marionnettes bruxelloises VS marionnettes siciliennes vous intéresse, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

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Nous avons aussi rencontré Salvo et Ramon dans le petit atelier que vous pouvez voir sur la vidéo qui suit.

C’était frappant, l’émotion et la douceur qui se dégageaient de l’endroit. Magnifique de se retrouver dans un lieu où la marionnette traditionnelle n’est pas un putain d’objet pendu au mur d’un musée. Salvo et Ramon sont là, et lui donnent vie, et taillent le bois, et sculptent la tôle. Artistes. Artisans. De chair et d’os et d’émotions.

Et une question qui nous taraude, à Palerme et à Bruxelles, des pupi siciliennes aux marionnettes de Toone : Pourquoi la marionnette traditionnelle a-t-elle tant de mal à se dégager de cette image, de cette représentation poussiéreuse d’un passé à conserver ? Comment « faire vivre la tradition »? Est-ce lui faire honneur que de l’enfermer dans sa poussière authentique? Que dire de « on a toujours fait comme ça »?

Même les légumes en conserve pourrissent un jour.

Et ce que nous avons vu là bas était bien réel, bien vivant. Cette même marionnette était enfin le vecteur d’une émotion qui traverse tout: la langue, les générations, les années.

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